Les murs

LES MURS

Jan Fabre

Different Hours, 1990
Encre sur papier, série de 5 œuvres 137,5 x 192,6 cm sur 2 rangées

Maurice Verbaet Gallery (Stand D19)

Jan Fabre (né en 1958) se distingue par une approche de l’art faisant fi des frontières. Multidisciplinaire, cet anversois s’est fait connaître à la fois comme plasticien, homme de théâtre et auteur. Il mène une carrière internationale, exposant son travail partout dans le monde. Le corps, les animaux, l’approche scientifique du monde vivant sont autant d’éléments qui le fascinent et alimentent sa démarche artistique en constante réflexion. La série Differents Hours évoque le célèbre test de Rorschach, tant par sa technique (encre) que par les formes symétriques qu’elle donne à voir. La reconnaissance de l’artiste lui a ouvert les portes d’institutions prestigieuses qui lui proposent de dialoguer avec leurs collections (Carte blanche au Louvre, 2008 — Palais des Beaux-Arts de Lille, 2013 — Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 2018).

Juan Garaïzabal

Lost Tuileries Palace, 2020
Installation in situ

Bogéna Galerie (Stand C22)

Juan Garaïzabal est né à Madrid en 1971. Il grandit en pleine transformation de l'Espagne. Conscient d'un devoir de mémoire de la fragilité des libertés individuelles, l’artiste s'émeut de l'importance historique des lieux et de leurs transformations. Son écriture de lumière et de métal réinvente des éléments architecturaux disparus remplissant les vides urbains et délivrant ainsi un œuvre monumental sur la tolérance et le respect. Garaïzabal a acquis une renommée internationale grâce à ses sculptures dans le domaine publique : ses «Urban Memories». Ces monuments anciens sont représentés à la fois sur leur site d’origine et en taille réelle. Lors d’Art Paris 2020, l’artiste présente une étude du palais des Tuileries. La sobriété des lignes métalliques et des ombres projetées évoque avec finesse, la beauté et l’imposante présence de la façade de ce palais, aujourd’hui perdu. Artiste polyvalent, Juan Garaïzabal développe un travail aux multiples facettes : dessin, sculpture, installation lumineuse et acoustique, art vidéo et gravure… Il travaille dans plusieurs ateliers à travers le monde (Berlin, Madrid, Miami, …).

Rui Moreira

1. Machine of Entangling Landscapes VIII, 2019
gouache et aquarelle sur papier, 152,5 x 237 cm

2. Telepath I, 2013
gouache et stylo gel sur papier, 215 x 140 cm

3. The Holy Family III, 2014
gouache sur papier, 120 x 160 cm

4. Sans Titre, 2007
gouache sur papier, 120 x 320 cm

Galerie Jeanne Bucher Jaeger (stand F11)

Héritier d’un passé portugais nourri d’expéditions lointaines, le travail de Rui Moreira, né à Porto en 1971, est fondé sur les voyages dont il choisit avec soin la destination afin de ressentir les changements physiques et psychologiques inhérents aux lieux visités - chaleur écrasante du désert marocain, températures glacées montagneuses aux sources du Gange, humidité de la jungle amazonienne, rituels des Caretos de Podence au nord du Portugal. Dessinant alors de façon ininterrompue lors de ses retours, l’artiste effectue une sorte d’exercice mnémonique en revivant le cycle naturel de chaque espace afin d’en ressentir toutes les nuances. Les œuvres naissent de la répétition d’une action simple : l’artiste remplit patiemment, longuement, inlassablement chaque contour jusqu’à l’épuisement du corps soumis à des conditions excessives d’immobilité et de gravité telle une intense méditation de mémoire. Les œuvres de Rui Moreira se déclinent souvent en abstractions géométriques formant une cosmographie, ou en paysages organiques rappelant les structures du vivant, ou encore en divinités surgissant de paysages mythologiques. La galerie le représente depuis 2008 et a accompagné ses expositions dans de nombreuses institutions internationales : Le Mudam Luxembourg en 2014, le Musée de la Ville de Lisbonne en 2016, le Centre International des Arts José de Guimarães en 2017, la Fondation Fosun à Shanghai en 2018, la Fondation Berardo à Lisbonne en 2019...

Noh Sang-Kyoon

Double Ends, 2011
218 x 218 cm

The Directions, 2002
218 x 218 cm

The Palm Reader-Happy New Year, 1993-96
198 x 198 cm, paillettes sur toiles

Gallery Simon (Stand D1)

Représenté par Gallery Simon à Séoul, Noh Sang-Kyoon (né 1958, Corée) recouvre des toiles et des statues religieuses (Bouddha, Jésus) de paillettes. Depuis près de 28 ans, il crée ainsi, au travers d’un processus long et minutieux, des œuvres qui évoquent autant l’art abstrait que l’art minimal, le pop art ou l’art optique. Ce qu'il cherche à explorer à travers ses nombreuses séries, dans lesquelles il manie sa vision philosophique macrocosmique et microcosmique du monde, sont les questions éternelles telles que la désillusion, la perception, la vanité et l'éternité. Cependant les principales préoccupations exprimées dans ses œuvres transcendantes sont fondées sur la compassion, ainsi que l’utilisation de métaphores qui évoquent la vie imprévisible de l’homme dans un monde contemporain en constante évolution. Noh est diplômé de l'Université nationale de Séoul (BFA) et l’Institut Pratt à New York (MFA). Il a représenté la Corée à la 49e Biennale de Venise en 1999 et a reçu le prix de l'Artiste de l'année 2000 au Musée national d'art moderne et contemporain de Corée. Ses œuvres ont été exposées au ZKM en Allemagne, à la Biennale de Séville en Espagne, au Musée national d'art contemporain de Corée et ont fait l'objet d'expositions personnelles dans des galeries à New York, Séoul et dans d'autres villes du monde.

Juan Garaïzabel, Lost Palais des Tuileries, 2020, Courtesy Bogéna Galerie
  • Juan Garaïzabel, Lost Palais des Tuileries, 2020, Courtesy Bogéna Galerie
Jan Fabre Different Hours, 1990, Courtesy Maurice Verbaet Gallery
  • Jan Fabre Different Hours, 1990, Courtesy Maurice Verbaet Gallery
Noh Sang-Kyoon, Double Ends, 2011, Courtesy Gallery Simon
  • Noh Sang-Kyoon, Double Ends, 2011, Courtesy Gallery Simon
Rui Moreira, "Sans titre", 2007, Courtesy Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris Photo : © Cintra & Castro Caldas
  • Rui Moreira, "Sans titre", 2007, Courtesy Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris Photo : © Cintra & Castro Caldas