Étoiles du Sud :

une exploration de la péninsule ibérique

ETOILES DU SUD
une exploration de la péninsule ibérique

Étoiles du Sud : une exploration de la péninsule ibérique

Après l’Amérique latine, Art Paris 2020 se tourne vers la péninsule ibérique, mettant en lumière l’art espagnol et portugais des années 1950 à nos jours. Vingt-cinq galeries présenteront quelque 77 artistes, des maîtres modernes aux artistes contemporains. Parallèlement, d’autres projets tels qu’un programme vidéo, des installations spécifiques, des conférences à l’Instituto Cervantes et à la Fondation Calouste Gulbenkian à Paris témoigneront du réveil artistique de cette partie du Sud de l’Europe. Le commissariat d’Étoiles du Sud : une exploration de la péninsule ibérique a été confié à Carolina Grau, commissaire d’exposition indépendante basée à Barcelone.

Commissaire invitée : Carolina Grau, commissaire d’exposition indépendante

Carolina Grau a travaillé au cours des deux dernières décennies en tant que commissaire indépendante spécialisée dans l'art contemporain. Elle a réalisé de nombreuses expositions d’artistes établis et émergents dans des institutions privées et publiques au Royaume-Uni, aux États-Unis, en France, au Portugal, au Brésil, en Italie, aux États-Unis et en Espagne. Elle a été cofondatrice et co-curatrice de la Biennale de Jafre (2003-2015). En 2017, elle a été conservatrice associée du Centre de recherches contemporaines Arquipélago (îles des Açores). En 2019, elle a organisé la rétrospective de l'artiste espagnole Angela de la Cruz au CGAC Saint-Jacques de Compostelle et travaille actuellement sur l'exposition individuelle de l'artiste portugais Vasco Barata pour le MAAT (Lisbonne).

Installation monumentale, Parvis du Grand Palais

Marisa Ferreira, Lost Future, environ 200 x 200 x 500 cm, résine avec pigment bleu et déchets industriels.
En collaboration avec la galerie Presença et la ville de Porto.

L’installation Lost Future (2020) est inspirée par le plan Voisin du Corbusier (1925) – un projet urbain non développé pour la ville de Paris – composé de 18 tours de verre cruciformes disposées dans une grille orthogonale de rues et d’espaces verts. Le plan prévoyait la démolition du Marais afin de lutter contre l’insalubrité, les maladies et la surpopulation pour proposer ce que Le Corbusier appelait la « ville de demain », symbole de la modernité européenne et de l’ère industrielle. En référence à l’œuvre emblématique de Le Corbusier, la colonne en forme de croix imaginée par l’artiste portugaise Marisa Ferreira rappelle l’écart entre les ambitions utopiques des années 1970 et la fièvre immobilière d’aujourd’hui sans aucun lien avec l’histoire et l’identité de villes comme Porto ou Lisbonne.

Conférences
Barcelone – Madrid : présent – futur

2 avril 2020, 18h-19h30, entrée libre
Instituto Cervantes, 7 rue Quentin Bauchart, 75008 Paris.

Table ronde modérée par Carolina Grau, commissaire invitée du focus Étoiles du Sud : une exploration de la péninsule ibérique avec Sabrina Amrani, galeriste et présidente de l’association des galeries de Madrid, Nimfa Bisbe, Directrice des collections d’art de la Fondation « La Caixa », Barcelone, Joana Hurtado Matheu, Directrice du Centre d’art contemporain et de création Fabra i Coats, Barcelone, Ana Ara, responsable de programmation, Matadero, Centre de création contemporaine, Madrid et Alex Nogueras, galeriste et président de l’association des galeries de Barcelone.

Lisbonne et Porto : raisons d’une renaissance artistique

3 avril 2020, 18h-19h30, entrée libre
Fondation Calouste Gulbenkian, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris.

Lisbonne et Porto, les deux plus grandes villes portugaises, ont assisté à une vraie renaissance culturelle et artistique, au cours des dernières années. Dans un pays où le manque de moyens financiers explique ce qu’il y a de meilleur et ce qu’il y a de pire, il a fallu se réinventer après la crise économique et sociale qui l’a durement atteint il y a dix ans. Les villes de Lisbonne et de Porto, plongées dans un mélange de précarité financière et institutionnelle et enhardies par une vision du monde cosmopolite et ouverte, présentent une dynamique singulière dans le domaine de la création artistique avec des artistes et une scène qui éveillent la curiosité du monde de l’art international. Art Paris, en partenariat avec la délégation en France de la Fondation Calouste Gulbenkian, propose un débat autour de la vitalité artistique de Lisbonne et de Porto, afin de comprendre comment ces deux villes sont devenues des destinations culturelles parmi les plus intéressantes du moment. Table ronde modérée par Miguel Magalhaes, Directeur Fondation Calouste Gulbenkian à Paris, avec Guilherme Blanc, Adjoint au Maire de Porto pour la culture, João Pinharanda, Conseiller culturel, Ambassade du Portugal à Paris, Catarina Vaz Pinto, Adjointe au Maire de Lisbonne pour la culture.

Juan Garaizabal, Lost Amsterdam Façade, 2019
Maria Helena Vieira da Silva, Les petits carreaux se débinent ou les étendards, 1953
Rui Toscano, Epsilon Indi BB, 2017
Mateo Maté, 'Discóbolo (black man)' from the 'Canon' series. Sculpture, 2016
Kepa Garraza, Series Propaganda 'Comtesse d'Haussonville', 2019
Patrik Grijalvo, Serie Gravitación Visual, Calatrava, Valencia, 2019
Pedro Moreno-Meyerhoff, Castellammare del Golfo (Sicilia), 2018
Miguel Branco, Untitled (After Aert Schouman), 2015